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Une nouvelle semaine qui démarre avec un lundi passé au bureau à continuer mon combat solidaire et solitaire contre les virus, les « non » mises à jour, les récupérations de données et tutti quanti.

Une petite photo-boulot pour faire plaisir à ma soeur qui doute que je puisse trouver le temps de travailler …;20140120_092806Journée bien remplie avec un passage de l’éducateur des garçons qui ont aussi un problème de PC ….. et de téléviseur !!! A suivre quand je passerais les voir. Formation en perspective.20140116_123244Mardi, je démarre les périples sur l’île en vu de la création du site internet et plus particulièrement des fiches voyages et circuits autour d’Antsirabé.

Direction BETAFO. Située dans la région de Vakinankaratra  qui elle même est située dans la Province de Tananarive et dont Antsirabé est la capitale. Jusqu’à l’époque coloniale, Betafo était la capitale de cette région agricole. Mais voyons cela en image.

Première pour moi aujourd’hui car après l’expérience du pousse-pousse (que vous avez pu vivre avec moi en vidéo), je m’attaque à un monument ici : le taxi-brousse. Des vieux Mercedes ou Sprinter où la place est comptée (imaginez avec mes grande jambe !!! Après cela les voyages en avion charter deviennent un luxe) et où le challenge pour le chauffeur – ou plutôt le pilote – est de faire rentrer le maximum (hommes, femmes, enfants, animaux, sacs et paniers en tout genre) dans l’habitacle. Pour ce voyage de 25  kilomètres, je quitte la maison à 7h45. 8h15 départ de la gare routière du grand marché IMGP1080en 404 break où 12 personnes prennent place (enfin très peu de place car devant nous sommes 3 avec le pilote, 5 sur la banquette arrière et 4 sur la banquette dela partie break. IMGP1082Ah j’oubliais la galerie de toit chargée de bidon, sac et vélos.  Ça c’est le décor général . Moi je suis devant – vous savez la place du mort- mais en fait je partage ma place avec un monsieur d’un certain age qui se retrouve presque assis sur le levier de vitesse mais qui reçois, par contre, bel et bien des coups à chaque passage de la 3eme et la 4eme.IMGP1088 IMGP1087

Des arrêts fréquents ponctuent le voyage à travers -pour ne pas changer- les rizières.IMGP1089
Arrivée à Betafo à 9h15 à la gare routière – oui c’est la gare routière!! IMGP1109Mais là surprise, il est nécessaire de reprendre un « taxi-brousse » pour aller à nos premiers « sites à voir » qui sont un peu en dehors de la ville.
Donc rebelote et là c’est une camionnette avec des sièges approximatifs et aléatoires (on dirait plutôt des strapontins), on paye, on nous installe et là une heure d’attente.IMGP1111
Non pas qu’il y ait des horaires mais car le taxi ne part pas tant qu’il n’est pas plein. On est déjà 17 entassés!!
Les passagers ont un peu changé, ils sont plus « campagnards » dirons-nous et je deviens vite l’attraction dans ce véhicule, étant le seul vazaha. Les sourires deviennent de plus en plus légion et je me fais ami avec une petite fille pour laquelle je confectionne un petit avion en papier.IMGP1106
Çay est c’est parti. Les paysages changent et les parties volcaniques apparaissent. La déforestation et l’érosion font également leur travail.IMGP1091Cette fois-ci, c’est moi qui descend en premier pour arriver au lieu qui a fait la renommée de Betafo : ses thermes. Je vous laisse juge mais l’impression d’abandon est très forte. Les eaux chaudes sont bien là, une piscine extérieure qui est en cours de remplissage également mais …IMGP1120IMGP1144 IMGP1143 IMGP1118

Je continue le chemin au milieu d’écolier qui partent au lycée. Et arrive aux tombeaux des reines. J’emprunte à Wikipédia quelques explications historiques, ayant eu que quelques explications de guides.

« La commune de Betafo incarne à elle seule tout l’univers de la civilisation merina, l’ethnie dominante de Madagascar : de nombreux « vatohaly », stèles commémorant les prouesses des chefs, sont éparpillées entre les talus. Là, souffle ce que les poètes malgaches ont nommé la « mélancolie inspirée » des hautes terres. Aux alentours, des « famadihana » (« retournement des morts ») sont régulièrement organisés pour les ancêtres: les familles dansent, boivent et chantent en ré-enveloppant leurs aïeux, déterrés pour l’occasion, dans des draps de soie (« lamba »). Le monde spirituel malgache est saturé de tabous (« fady ») : les ancêtres, les animaux et les objets édictent des règles. L’au-delà n’est pas perçu comme un royaume inaccessible, il participe au monde des vivants. « Tsy maty ny maty » (« les morts ne sont pas morts ») dit un proverbe. » (cf http://fr.wikipedia.org/wiki/Betafo)

Retour à pied au centre ville (45mn) sous un soleil éclatant – mais où est mon chapeau!!) pour visiter, dans un premier temps, la cathédrale.IMGP1098

Pour info, la première église luthérienne fut construit  par les missionnaires norvégien, qui aimaient le climat des hauts plateaux.

Pause déjeuner au seul restaurant de Betafo où une charmante dame de 80 ans, parlant très bien français nous démarche dans la rue, nous installe et nous prépare le repas. Crudités (les premières que je mange ici – elle me dit qu’on est pas malade chez elle – dont carottes, salade et avocat) puis steak de zébu, riz et bouillon de poulet. Mais mon coté « gestion de risques » reprend le dessus et ce sera accompagné – désolé Pascal – par une grande bouteille de coca.IMGP1177 IMGP1176 IMGP1181Pendant le repas, elle me raconte sa vie et son époque rallye avec son mari en 204 coupé.IMGP1178Pour finir, je lui promets de faire de la publicité pour son restaurant -que je recommande- sur internet. Chose promise, chose due.20140122_121107

Puis direction, le lac  que l’on surplombe maintenant, les rizières en étages pour arriver à notre but ultime de la journée.IMGP1188IMGP1197 IMGP1209 IMGP1210Avant de vous le dévoiler, un petit clin d’œil à ma Mumu qui adore ce qui suit. Petite frayeur en perspective.IMGP1215 IMGP1255Des araignées énormes qui vivent en communauté, qui construire des toiles sur de plusieurs couches pouvant ainsi attrapé même de petits oiseaux. Les enfants les mangent grillées sur le feu.

Nous y voilà, la cascade de Betafo. Un lieu magique, calme et avec une eau qui est loin d’attirer les nageurs!! Du fait de sa couleur rouge et boueuse.IMGP1219 IMGP1249IMGP1228Le temps se couvre et il est l’heure de se  rechausser afin de regagner le village.IMGP1278Au détour des chemins , des rencontres intéressantes comme des batteurs de riz quelque peu mécanisés avec un appareil à pieds.IMGP1265 IMGP1264IMGP1170 IMGP1174Et puis retour au centre ville après une escapade de trois heures dans un environnement grandiose.IMGP1268 IMGP1283Un taxi -brousse pour le retour; au loin à l’ouest une forte pluie  sur le montagne mais ici on reste au sec (Heureusement car les vitres ne ferment pas!!). Arrivée à Antsirabé c’est la fin d’après midi, il est 17h30 – encore une petite heure de jour – et je passe devant un des constructeurs de pousse-pousse. Je demande, de manière plus gestuelle que verbale, si je peux entrer.IMGP1288 IMGP1293 IMGP1294 IMGP1295 IMGP1297 IMGP1298La nuit tombe, je rentre bien transpirant mais bien ressourcé. J’entends la douche qui m’appelle!

MADA 6

Vendredi studieux : état des lieux du parc informatique et définition des priorités. En quelques mots :

  • nettoyer, déverminer et récupérer => faire du « neuf » (tout est relatif ici!!) avec du vieux
  • sécuriser l’accès à l’information et sa sauvegarde
  • développer un site internet pour l’agence de voyage solidaire locale.

Un bon programme en perspective.

Samedi, remplissage du « frigo » et retour maison avec le plus populaire des moyens de transport local : Accompagnez-moi

Puis petite balade à vélo sur Antsirabé. Remarquez l’échafaudage et les dalles de béton! Du grand art!20140118_104313La mosquée Hassan II vu du toit de chez Billy, mon annexe. Nuageux comme vous pouvez le constater. C’est le temps que l’on a ici en début d’après-midi qui augure de belles averses qui sont aussi violentes que soudaines.20140118_142210Un tout petit point historique : le 2 mars 1956, le gouvernement Français s’était engagé à rompre le traité de Fès et à accorder la pleine souveraineté au Maroc. Le souverain Mohammed V pouvait, après un long exil à Antsirabé (Madagascar), regagner enfin son pays. Et cette mosquée fait suite à ce séjour du souverain.

Ancien résidence coloniale devenue centre social, maison de retraite, … IMGP0947ET puis la fameuse :  la brasserie STAR d’Antsirabé, la plus ancienne industrie de boissons créée à Madagascar. C’est un brasseur hollandais qui élabore différentes recettes de bière et les fait tester dans chaque région de Madagascar et qui lui donne le nom de THB : Three Horses Beer.thb pilsener

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Très agréable malgré l’état des routes, des chemins … et les conduites qui paraissent plus qu’aléatoires. Je dis « qui paraissent » car ,en fait, il n’y a que très peu d’accident. A vrai dire je n’en ai pas vu à contrario des pannes mécaniques.IMGP0997

Et puis dimanche , quand on partait de bon matin, quand on partait sur les chemins
A bicyclette, Nous étions deux bons copains, Y avait Sam y avait Philippe, mais Y avait pas Paulette!!!IMGP0957

Besoin d’air et donc direction la brousse. Le but étant d’aller voir le Lac Andraikiba. Et voilà ce que notre périple nous a amené à croiser :IMGP0948

Des rizières.IMGP0964

Des souriresIMGP0962 IMGP0966 IMGP0969 IMGP0970 IMGP1010

Et la fameuse boucherie … une vraie boucherie!!IMGP0990

Enfin nous voilà arrivés à notre destination. Le lac Andraikiba était autrefois le refuge préféré de la reine Ranavalona II. La légende locale raconte qu’il est hanté par l’esprit d’une jeune fille enceinte qui s’était noyée dedans et aujourd’hui, on peut la voir à l’aube, se reposant sur un rocher. IMGP1026

Malgré les eaux usées et les égouts, les gens se rassemblent au lac Andraikiba pour une promenade autour de ses rives ou aussi pour un bain.IMGP1032Et puis il puise l’eau pour la ville. Un vrai circuit fermé!

Les nuages se font de plus en plus présents et le rythme cycliste est alors plus sportif.IMGP1059Par chance, nous avons juste le temps d’arriver au marché de la ville où nous pouvons nous mettre à l’abri.IMGP1073

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Aujourd’hui journée consacrée aux enfants. Entretien avec le directeur de l’école primaire publique Sabotsy Ivory, un des quartiers de Antsirabe, qui en compte 22. Sabotsy Ivory a une population d’environ 20 000 âmes et deux écoles publiques.20140116_103012 20140116_103218Cette école est la plus grande et la plus anciennes (1948) et est située dans un quartier très populaire de la ville. Les enfants sont issus de milieux défavorisés dont les parents ont des emplois très précaires.  Il y a 25 classes de 60 élèves qui se répartissent sur deux demi-journées. 20140116_110138 20140116_110238Cours le matin pour une moitié de 7h15 à 12h15 et la seconde moitié de 12h30 à 17h30. Le nombre de salles de classe ne permettant pas d’accueillir l’ensemble. Les cours sont donnés en malgache ou en français.20140116_111151 20140116_111653Les moyens sont plus que limités. Peu voire aucune fourniture scolaire, des livres pour que les enseignantes puissent  effectuer leurs classes. Pour bien comprendre, l’école n’a plus d’électricité depuis plusieurs mois car en défaut de paiement. A vrai dire, c’est la commune qui n’a pas payé son dû. Les salles sont relativement grandes mais le mobilier en piteux état. 20140116_11121620140116_111821J’étais en compagnie de deux responsables d’une école d’ingénieur d’Anglet qui ont pour projet de construire pour cette école de quelques 1500 élèves, un bâtiment composé de 6 classes supplémentaires en veillant à ce qu’il soit anticyclonique. La surface de cette nouvelle partie sera d’environ 300 m2 et elle sera fabriquée par une cinquantaine d’ingénieur de l’ISABTP. Les travaux doivent démarrer dès la fin du mois prochain.

D’ici là et à partir de lundi prochain, notre association Grandir ailleurs apportera  une collation à 10h aux enfants du matin. Pain et banane.

Première expérience en tuk-tuk, le Vespa malgache 20140116_122804pour rejoindre la maisons de fille (je vous rappelle, l’association subventionne et encadre deux centres d’encadrement, hébergement de jeunes filles et garcons pour lesquels l’association est le représentant légal) pour un déjeuner en leur compagnie. Le midi garcons et filles déjeunent au même endroit c’est à dire à la maison des garçons.20140116_123243

Puis court crochet par le centre des filles qui étaient pour la plupart à l’école. 7 filles sont actuellement accompagnées.20140116_133135 20140116_133749Malgré que le puits soit profond, je me rends compte ici que l’on peut  en voir le fond … le sourire des enfants en est la preuve.20140116_134611

MADA 4

Journée avec l’association « Cœur de forêt » qui est une association française qui développe à travers le monde des projets de reforestation et développement des populations locales.

Plusieurs activités allant de l’huile essentielle à l’aromathérapie en passant par la plantation d’arbre, le maraîchage, l’écotourisme et la pharmacopée traditionnelle. Pour donner un ordre d’idée Cœur de forêt a planté entre 2006 et 2012 plus de 75 000 arbres et a crée 2 coopératives.

9h30 départ vers le site qui est à quelques kilomètres d’Antsirabé. En taxi d’époque et qui me rappelle ma jeunesse. La première voiture conduite après mon permis. Merci à ma grande sœurIMGP0946On sort de la ville et l’animation bat son plein. Il est tôt, en semaine.IMGP0817IMGP0819 IMGP0820 Les pousses-pouces ne servent pas seulement au transport de personnes mais également de marchandises. Je ne vous dit pas dans les côtes. Le tireur se retrouve à l’horizontal pour avancer. En fait, tout sert à transporter tout et n’importe où!!IMGP0833Et que trouve t-on en sortie des villes, voire des villages à Madagascar. Des contrôles de police ou gendarme ou …. . Et ça n’as pas loupé, on se fait arrêté. Problème de patent apparemment mais surtout 2000 ariary pour pouvoir repartir. Je ne m’étalerais pas sur ces pratiques. Encore un contrôle mais là, ouf, on passe.IMGP0825Les maisons et échoppes deviennent plus rares. Nous arrivons dans la brousse, c’est le nom ici pour la campagne. D’ailleurs les véhicules hyper-bondées et servant de mini-bus s’appellent des taxi-brousses.IMGP0845IMGP0828Et puis après avoir emprunté un chemin des plus raviné, on arrive à notre rendez-vous avec nos amis de Coeur de forêt. En train de commander leur sandwich.IMGP0835 IMGP0830Pour la petite histoire et pour ceux qui ne maîtrisent pas le malgache (mais c’est rare!!) ce qui est écrit sous le vasaha veut dire : « ne pas s’assoir ». Et les collègues nous attendaient là tranquillement.
Arrivée sur site où je vous laisse admirer l’environnement. IMGP0856Les cases pour faire à terme de l’eco-tourisme, l’alambic et les plantations aux alentours.IMGP0852 IMGP0863 IMGP0878 IMGP0899L’alambic n’est pas en fonction, l’eau étant coupée depuis plusieurs jours. Et quand on sait qu’il faut 300 litres d’eau, 400 kilos de matière de base (cyprès, eucalyptus, …) et un peu de patience (3 à 4 heures de chauffe) … pour obtenir 1,5 litre d’huile. On comprend mieux!!
On envisage les prochains travaux à prévoir (récupération des eaux de pluie, désherbage, plantations de radis, eh oui on se met même au potager) et puis direction le village ou plutôt les villages avec lesquels l’association travaille en achetant leur production.IMGP0934IMGP0908 IMGP0930Ceci est la maison des zébus. C’est un animal extrêmement important ici car il sert à labourer, à tasser la terre des rizières, à transporter …… et puis au final comme aliment. IMGP0924C’est également une preuve de richesse de posséder des zébus. IMGP0913 IMGP0917Ici du manioc. Il faut savoir qu’entre deux récolte de riz et qu’il vient à manquer, c’est le manioc qui sert de soudure (c’est le nom de cette période entre deux récoltes de riz). IMGP0887 IMGP0878Et puis l’heure du retour approche tout comme les nuages d’ailleurs et la pluie de milieu d’après-midi.IMGP0900

MADA 3

Aujourd’hui, découverte des zones d’activités/artisanat entrant dans le processus de la coopérative et le magasin de notre association.
Premier arrêt et première découverte autour du travail du papier Antemoro et le tissage de la soie.

20140113_152053 20140113_152343 20140113_152426 20140113_152524 20140113_152751 20140113_153011
Puis le travail sur la corne de zébu avec une démonstration sur la production d’une cuillère. Ce que je comprends c’est que tout est bon dans le zébu et que tout est utilisé.

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Travail également à partir de produit de recyclage pour créer dse voiture, pousse-pousses, vélos, camions…
Récupération du métal des canettes, rayons avec fil de pêche, pneus avec matériel médical de perfusion dont la date d’utilisation est dépassée.

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L’idée de cet artisanat est de produire propre (ou en tous cas en polluant moins) et en récupèrant le maximum. Malgré cette culture de la débrouille et de la récupération, la ville est très sale. Moins qu’ailleurs, me dit-on, mais après des mois  de grève des éboueurs, le résultat est là.

20140113_163142On quitte le coin des artisans, passons devant l’hôtel des Thermes pour arriver devant un quartier bouillonnant.
Le grand marché appelé Sabotsy, qui est le plus grand par la superficie de Madagascar, me permet de découvrir les façons de vivre et de consommer de ce pays.

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Découpé par type de produits vendus, on passe par la vente des légumes, fruits, épices, habillement et chaussure, meubles (de qualité médiocre par exemple les chaises sont faites avec des bois de palettes, en tous cas ca y ressemble bien!!), de casseroles, de paniers, de poissons

20140113_172818(très peu et que de rivières ; d’ailleurs les gens ici ont de fortes carences en iodes), de plantes médicinales/poisons.20140113_172531

Et le meilleur pour la fin mais je vous épargne les photos … la viande posée à même l’étal ou bien pendue et qui est infestée de mouches. D’un coup de baton, le boucher fait s’envoler ces ruches … un bonheur pour les yeux mais pas pour le nez… et j’imagine encore moins pour le ventre. Le zébu représente la quasi majorité des ventes.

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Mais tout se vend et tout s’achète.

Et puis direction le magasin et les bureaux pour terminer cette journée riche en découvertes et en étonnements.

Etonnement quand en sortant du marché, on peut se rendre compte qu’il est possible d’être plus pauvre que pauvre.20140113_173839

Mada 2

Visite avec Aina et Catherine de la case et de la ville. Les premiers mots : bonjour -salama, plus tard – okalou (mot qui sert beaucoup pour refuser gentillement l’offre des pousse-pousses, ..), misotra – merci, veloima – Au revoir.
C’est dimanche et la ville est plus calme. Les malgaches sont à l’église et on entend les chants un peu partout.20140112_131409 20140112_131430
Petite escale au marché pour acheter fruits et légumes. Le zébu pour ce midi est déjà dans le frigo.

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Rencontre des adolescents garcons et filles aidés par l’Association. Nous sommes au parc de l’Est et les garçons font une partie de football et les filles les regardent assises dans l’herbe.20140112_160000
Petit arrêt dans une échope pour se rafraichir.20140112_165321
Le temps se couvre et tourne à l’orage. Le vent se lève et d’un pas volontaire, on regagne nos pénates.

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Au détour des rues, on découvre la flore locale et l’arbre du voyageur, originaire de Madagascar, est l’emblème des Malgaches….

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D’une hauteur oscillant de 10 à 30 mètres, il tient à la fois du palmier et du bananier. Pour l’histoire, il contiendrait à la base de la gaine foliaire des réserves d’eau de pluie….qui permettaient aux voyageurs de se désaltérer autrefois!20140112_133522 20140112_132108

Arrivée à notre rue.20140112_134210

Puis à notre case :

20140112_134248 Je vous laisse réagir à l’analyse de Cath sur Madagascar que je remercie … point de détail qui a son importance, elle est malgache.

A Madagascar, les bruits courent, le bois travaille et le miroir réfléchit.

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Départ de La Réunion.20140110_191039 20140111_111941

Premier jour à Madagascar. Premières impressions. « Une envie de reculer ».

Premier acte  : arrivée à l’aéroport. Une fourmillière humaine. Au milieu de QUELQUES passagers qui arrivent (pour info, nous étions 31 dans notre ATR),
une multitude d’officiels : un pour te demander ton passeport. Un premier verifie la date de validité et tamponne. Puis on me dit d’aller par là??? pour le visa. 45 euros plus tard, un autre (policier je présume?) tape sur son ordinateur, qui passe à son voisin qui signe puis le dernier  pour me tendre mon passeport.
Je récupère ma valise pour sortir mais non… Stop et ouverture de valise, bien que je me sois mis dans la ligne « Rien à déclarer ».
Aina et son chauffeur était bien là. Direction la Peugeot 306 au travers des mendiants plutôt insistants mais pas hostiles.
Deuxième acte : la traversée de TANA!! Un cafarnaum – entrelacement de camion polluant les uns plus que les autres, de voitures,
de motos, de charettes, de taxi-brousses ….. et sans oublier les vélos et piétons. Et tout cela en ordre dispersé .On klaxonne et on zigzague. Pas grand chose à voir, tout au plus le palais de la Reine au loin sur la colline.

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Acte trois : Une bonne demi-heure plus tard, on sort du faubourg, de la pollution et le bruit.IMGP0710 IMGP0700

Encore une heure de route et c’est la pause déjéuner. Behenjy. A 45 km de la capitale, la porte du “Vakina”. La petite bourgade devenue grande s’est forgée une solide réputation grâce à un met particulièrement apprécié des connaisseurs et du grand public : le foie gras. Pour moi ce sera confit de canard , riz jaune et bière.

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Acte quatre : On reprend la RN7 pour deux heures de route. On commence à monter, les paysages changent avec des pins, et l’odeur est passé de gazoil et pétrole au charbon de bois qui se consume : on fabrique du charbon de bois, le toits des cases et leurs popotes laissent passer une fumée noire , on chauffe des briques rouges dans de grands fours aux bords des routes et des groupes sont assis autour d’un feu et une marmite et prépare un repas pour les passants. Une chose ne change pas, ce sont des rizières à perte de vue et très peu d’arbres.

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Tout se vend au bord de la route. Artisanat, nourriture, fruit, essance, pièces en tout genre ……. et les villages et leur spécialité : Ambatolampy, par exemple,   et la confection des « cocottes made in Madagascar ». et qui alimente toute l’île en  marmites, casseroles et autres fait-tout.IMGP0739 IMGP0740 IMGP0748 IMGP0771 IMGP0772 IMGP0784
Cinquième acte : Après 160Kms et 4 heures et un petit tour d’Antsirabé en voiture (cathédrale, gare) IMGP0791IMGP0801 IMGP0804on arrive à la boutique où Cath nous attendait. Direction la maison et l’installation dans ma chambre et découverte des communs.IMGP0805
Dernier acte : direction chez Jimmy pour retrouver Cath, Sam, Janick,, Loul et François et déguster un poulet coco avec ……. du riz bien sûr entre expat.
Et au retour, détour par le karaoké (sport national avec la pétanque) autour d’une bière: la GOLD.
Epilogue :
Etranges impressions, une ambiance sympathique mais avec souvent un noeud au ventre, de voir des enfants mendier tard dans la nuit (ce sont des nuées d’une dizaine qui vous interpelle) et puis ces tireurs de pousse-pousse trimer et dormir dedans avec un sac en plastique comme toit .Je ne vous cache que ma première nuit ici a été ponctuée d’interrogations et d’un peu d’appréhension.

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Tafandria mandry.

Jour 4

Petite journée aujourd’hui dans la continuité de celle d’hier.

Et puis le départ vers la Grande Ile est proche donc quelques petites choses d’ordre pratique à finaliser. Je ne rentre pas dans les détails.

En fin de matinée direction Saint Joseph dans le sud de l’île. Après la sortie du bourg, on passe derrière la balance servant à peser les camions remplis de cannes à sucre.

Et puis  on emprunte la route qui longe la rivière jusqu’à la Cascade Langevin sur environ 11kms ; périple sur une route souvent sinueuse où parfois l’utilisation de la première est un prérequis. Attention également aux risques d’éboulis, le cyclone ayant laissé des traces.

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Après plusieurs ponts, on arrive au point de vue et quel point de vue. Aux dires des guides, ce serait la plus belle cascade de l’ile. Je vous laisse en juger. Son second petit nom est la cascade de Grand Galet. Essayez de trouver les orgues basaltiques.

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Puis petite baignade dans une eau fraîche mais agréable me faisant penser aux eaux bretonnes.

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Et puis au détour de chemin, – je l’avais découvert le matin même dans un livre de mon cousin présentant les plus beaux paysage de La Réunion -, je tombe sur un arbre dont la fleur est très originale : le bois de Corail.

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Enfin sur la route du retour, on découvre des bananeraies, des litchiraies (c’est le nom que je leur donne) et des fleurs en veux tu en voilà.

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Reste à boucler la valise, demain départ 11h vers ma destination « solidaire » et j’ai hâte d’y être. Je suis un peu plus habitué à la chaleur, l’humidité et les piqures des moustiques. Ils avaient pas mal disparus suite au cyclone mais chaque jour je vois leur nombre augmenter. Comment? Et bien en comptant le nombre de piqures par heure. C’est imparable surtout en soirée. Sans oublier celui qui est dans la chambre, qu’on entend mais qu’on attrape jamais. Alors que lui …

Jour 3

Aujourd’hui, la journée va être vite résumée.

Ce matin, une chaleur étouffante, donc direction le lagon à Salines les bains. Baignade obligatoire. IMGP0630 IMGP0629

Et cet après-midi, on tombe sous la barre des 29° et il pleut….et quand il pleut, laissez-moi vous dire que ça mouille à ne pas laisser un créole dehors.

IMGP0631Donc j’apprends vite et direction la sieste.

Comme vous pouvez le constater, rien de bien intéressant sauf que la vierge au parasol du Grand-Brûlé a été profanée. Elle a perdu sa tête. Cyclone, pas cyclone???? C’est la Une ici à La Réunion depuis quelques jours.images

Il faut dire que pour la plupart des catholiques réunionnais, elle protège l’île et ses habitants des malheurs dus aux éruptions volcaniques du Piton de la Fournaise, le volcan actif de l’île. La statue était autrefois installée au Grand Brûlé, à portée immédiate des coulées de lave qui parcourent l’Enclos Fouqué jusqu’à la mer.

Les dernières nouvelles en direct :

« la statue n’aurait pas été profanée mais de nombreux éléments laissent penser à une fragilisation naturelle… et pas un moreau ne manque » (http://reunion.la1ere.fr/2014/01/09/sainte-rose-la-vierge-au-parasol-n-pas-ete-profanee-99065.html)

Nous voilà soulagé.

PS : Vous trouverez également en bas de page un diaporama mis à jour. Réunion oblige!!

Jour 2

Aujourd’hui, petite visite de l’île à dos de voiture.

itineraire jour 2
Un circuit en forme de chemin de croix:

  • Saint Leu
  • Saint Louis
  • Saint Pierre
  • Saint Joseph

Découverte du site de l’anse aux cascadesIMGP0583

  • Saint Philippe, ca je connais!!

Passage devant le point le plus au sud de l’ile.
Puis arrivée sur les zones de coulée de lave lors des éruptions du Piton de la Fournaise.

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Eruption de 2007 à voir car très particulière : une couche de 60m d’épaisseur sous laquelle le magma est encore en mouvement.
A tel point que l’on sent une chaleur remontée entre chaque faille de la croute …IMGP0558
Sainte Rose : pause déjeuner avec du carry pintade au bord du port
Enfin Sainte Anne et direction plein ouest par les crêtes avec un passage de col à 1600m. Et là on passe allègrement de 31°à17° et du soleil à la pluie et un brouillard tenace.

Et pour ceux qui ont eu le courage d’aller jusqu’au bout de l’article, une surprise sous le volcan :Le survol du volcan