Au pays des Zafimaniry

Cela fait presque une semaine sans publication. Ça a du être long pour vous!! N’est-ce-pas? Deux raisons à cela. La première d’ordre bassement matériel; en effet ce qui devait arriver est arrivé. L’alimentation de mon ordinateur a souffert de la sinusoïde plus qu’aléatoire du courant alternatif malgache. 4 jours laissés à l’expert informatique de mon quartier pour un résultat navrant. « Pas possible Misieur, de réparer ». Donc samedi après-midi, j’ai arpenté la ville de long en large à la recherche du précieux sésame. De magasin en échoppe, je me suis vite rendu compte que la Chine avait déversé sa pire production à Madagascar. Pas de normes ou si peux, peu d’argent ont permis d’importer  tout ce que le reste de la planète boycotte. Prise électrique qui prend feu. Ampoule qui explose, jouet dangereux, peinture nocive ….. Donc j’ai fini par acheter un « compatible » – comme ils disent- qui fonctionne de manière bizarre. Mon ordinateur reconnaît le chargeur et donc fait son travail et puis, pour une raison inconnue, une fenêtre s’ouvre m’insulte en me disant que le chargeur n’est pas celui d’origine et donc ne charge plus la batterie.

La seconde est que j’ai effectué pour la première fois de mon séjour, deux nuits en brousse au milieu de rien. Un grand bol d’air nécessaire pour oublier les pollutions de la ville. Petit retour en arrière.

Mercredi départ à l’aube pour le sud et le pays des Zafimaniry , toujours dans la région des hauts plateaux. plan brousseUn 4×4 nous attendait à l’aube devant la maison.IMGP1523Après une centaine de kilomètres goudronnéeIMG_1998 IMG_1999 IMG_2001(Sur cette photo, si vous regardez bien, vous verrez  que une des deux ou trois récoltes annuelles démarrait.)

…. et deux heures de route dans des paysages grandioses IMG_2003 IMG_2006 IMG_2019et parfois proches de ceux de nos régions.IMGP1442 IMGP1452 IMGP1644 IMGP1910 IMGP1920 IMGP1926 IMGP1941
Ce qui m’a le plus frappé, c’est ce manque d’arbres. Dire que jusqu’au XIIème siècle, la presque totalité de l’île est couverte par la forêt primitive. La déforestation à Madagascar s’explique par trois activités : la culture sur brûlis, l’exploitation forestière, et la production de combustible et de charbon de bois pour les usages domestiques.  Elle s’accompagne de la disparition de 75% des espèces végétales originelles, parmi lesquelles des espèces de grande valeur économique, exploitées comme bois d’œuvre ou utilisées comme plantes médicinales. Un fait d’autant plus alarmant que les forêts malgaches abritent la quasi totalité des espèces endémiques de l’île. En 2010, la superficie totale de l’ensemble des parcs protégées s’élevait à 2,65 millions d’hectares, soit approximativement 4,5% du territoire malgache.
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J’ai pu voir beaucoup de petits agriculteurs pauvres et itinérants qui participent aussi à la déforestation : ils défrichent et brûlent la forêt pour ensemencer de petites parcelles de terres. Avec le lessivage des sols mis à nus, les récoltes ne durent que 2 ou 3 ans. Il faut alors défricher ailleurs. Depuis le début des années 1980, Madagascar connaît une crise écologique grave qui semble aller en s’amplifiant : alors que la forêt reculait de 80 mètres par an au cours des années 1960 et 1970, elle perd actuellement 400 mètres chaque année.

« Madagascar, ou comment passer d’une île verte à une île rouge »

Même la conduite automobile nécessite une adaptation à ces nouveaux paramètres. Tiens une partie de la route a disparu!!!IMGP1928

Première étape à Ambositra.(se dit amboucht),IMGP1552 IMGP1545… capitale de l’artisanat du bois ….IMG_2252 IMG_2249 IMG_2204 IMG_2203 IMG_2199IMGP1866 IMGP1823 IMGP1815 IMGP1811Pour les touristes bien évidemment avec ci-dessus l’incontournable coffre secret!!!

IMGP1746Les bois utilisés : principalement le bois blanc, le palissandre et accessoirement le bois de rose et l’ébène.(dans l’ordre sur la photos)

Puis un petit tour dans des ateliers de marqueterie. Un travail de finesse et de beautéIMG_2255 IMG_2253 IMGP1766Petite question sur le bois. Comment obtient-on des bois de couleur différente? Un lien avec les rizières mais lequel?

IMGP1762Remarquez ces trois petits paysages en marqueterie. qui seront accompagnés de deux autres. C’est une commande personnelle.

Deuxième étape, on passe du goudron à la terre IMG_2185 IMG_2067 IMG_2033et je comprends alors mieux l’utilité d’un 4×4. 30 kilomètres de piste, 1h30 d’auto tamponneuse… Un vrai régal pour le dos.IMG_2071Et puis des choses improbables : le Maine et Loire présent là au milieu de nulle part.

Fin du parcours motorisé. On abandonne la voiture près de la croix …comme vous pouvez le constater, le temps n’était pas de la partieIMG_2073Là commence le challenge, deux heures de descente sur des rochers bien glissants. Mes cuisses s’en rappellent encore.IMG_2078 IMG_2090Le but de notre expédition : rejoindre avant la nuit un des 100 villages tous plus isolés les uns que les autres et qui constitue l’habitat des 25 000 Zafimaniry qui, en des temps reculés, ont fuit la déforestation de leur région. Notre point de chute est tout en bas dans le trou (700 mètres de dénivelé)IMGP1627IMG_2079 IMG_2075Le but approche etle village commence à bien se dessiner dans le paysage brumeux. Allez encore un peu de courage.IMGP1640Remarquez la position des cases. Elle sont toutes orientées sur un axe nord-sud car les principes du Vintana, qui régissent la vie quotidienne des Malgaches, procèdent d’une façon particulière de penser le monde et l’espace en y intégrant fortement l’astrologie.

Le monde terrestre est le miroir de l’au delà où vivent les ancêtres. L’importance est donnée à son pilier central et ses quatre « coins » (zoron-tany) : le nord–est, le sud-est, le sud-ouest et le nord-ouest. Par exemple, le coin nord-est est la direction du monde des ancêtres, du sacré, vers laquelle on se tourne pour faire invocations ou prières.

Car leur savoir-faire est dans l’artisanat du bois. Un travail brut mais avec énormément de croyance. Soleil, ancêtre, astre et travail.IMG_2062 IMGP1604 IMGP1678Ces villages sont les cœurs historiques du travail sur bois. Amboucht étant la ville pour les touristes car directement accessible par la RN7IMGP2032On arrive enfin au village bien trempé mais ravi de l’accueil et de nos rencontres.IMG_2112Là, la place où est tué le zébu, on reconnaît bien ces cornesIMG_2103Le garde manger…IMGP1634L’école et sa cours de récréation. Les enfants en petite section ont cours du lundi au mercredi. Pour les classes supérieures, c’est à 30 kilomètres!!!!IMG_2132 IMG_2158 IMG_2054On nous invite à entrer dans notre logis pour ces deux jours (c’est là où le monsieur est assis). Pas d’eau pas d’électricité mais des sourires.IMGP1641 IMGP1648Puis la coutume veut que nous soyons présenter au chef du village. Emmanuel nous accueille chez lui et nous arrivions avec des présents : stylos, brosse à dents, bonbons, ballons et l’incontournable bouteille de rhum (pour l’occasion, ce fut rhum arrangé vanille). Après avoir remercié les ancêtres en implorant que des bonnes choses pour ses convives,IMG_2119 Emmanuel nous invite à partager un verre et lui poser des questions.IMG_2128IMG_2131 IMG_2129

Quelques bonbons pour les enfants.  Du coup Emmanuel nous a gentiment proposé de rester quelques jours de plus. Mais notre programme était déjà bouclé.IMG_2127Puis soirée chez nos voisins de case qui nous propose de partager leur repas autour du feu 3 pierres typique malgache. Une pierre étant le père, l’autre la femme et la dernière les enfants.IMG_2131

Dehors, il y avait la brume et à l’intérieur une fumée prenante pour la respiration et les yeux. Eux, il passe les trois quart de leur temps dans cet environnement.IMG_2152Après le repas, nous avons offert bières et cocas et notre voisin met en place fil, batterie et petite boite à musique. Un lecteur MP3 que les villageois recharge grâce à un équipement qui leur est fourni dans le cadre d’une aide sociale : un panneau solaire et un système de recharge.IMG_2143

Notre voisine et sa coiffure typiqueIMG_2163 IMG_2165

Sur le chemin du retour au gré de nos rencontres :

Les chercheurs d’or, enfants qui creusent des trous et tamisent la terre pour découvrir le filonIMGP1700Les pécheurs du lac et des rizièresIMGP1713

Le zébu qui décide de lancer une corrida en pleine rue. IMGP1781Ça courait dans tous les sens.IMGP1984

Les pousseurs d’eauIMGP1975

Le riz qui sèche sur la routeIMGP1987

Et toujours ces enfants qui rient. Ou qui se moquent de moi???IMGP2013Le tisseur de soie naturelleIMG_2180 IMG_2181Et là, après la petite maison dans la prairie, la maison à coté de la rizière.

Et la jeune fille est là pour faire du bruit pour éloigner le Foudia madagascariensis, oiseau rouge vif friand de riz et  plus communément appelé le cardinal de madagascar.

Et là, vous l’aurez reconnu c’est le fou nantais plus communément appelé fifi.IMG_2230IMG_2158Des enfants qui jouent à saute-mouton

IMG_2197Des haltérophiles sur un pontIMGP1546Là les taxis avec une concentration dans ce village de 4L.IMGP2063 IMGP1506Et puis les innombrables contrôles, police, gendarmerie ….

Us, coutumes et proverbes

Je viens de croiser, en ce dimanche 9 février, la sortie de la cathédrale d’Antsirabe haute en couleur.2009.09.19-ordination-cath-drale-Antsirabe--93- Ici l’habit du dimanche fait sa parade. Petits, grands, jeunes et vieux sont affublés de vestes, chemises et chemisiers, chapeaux, chaussures, sacs et parapluies (pour le soleil dans le cas présent car je rappelle qu’il pleut l’après-midi ici!!) de couleurs et de formes des plus hétéroclites.  2009.09.19-ordination-cath-drale-Antsirabe--3-J’ai donc eu l’idée de vous relater humblement ce que mes guides, mes rencontres et mes lectures m’ont appris sur les us et coutumes autour de la religion.

A Madagascar, la pratique de la religion est très importante. Du fait de l’influence passée des anglais et français, les chrétiens sont majoritaires et représentent 27% de catholiques et 24% de protestants des 22 millions d’habitants. Présents plutôt au nord de l’île, environ 10% sont musulmans alors que le bouddhisme, taoïsme et hindouisme représente moins de 1%. Mais quelle religion pratique donc la plupart des malgaches? Ils sont simplement animistes dont le culte est principalement associé aux animaux et aux ancêtres (razana). Mais souvent, chaque région et chaque communauté mélangent plusieurs doctrines religieuses et rites. Ce syncrétisme découle sûrement de l’histoire de ce pays où rites ancestraux ont été modifiés, tour à tour, par l’islam (qui apporta les premières influences à l’animisme premier), les chrétiens et protestants au travers des vagues d’évangélisation successives du XIXe siècle.

« Soyez bénis par Dieu et les ancêtres » résume bien ce mélange de genre qui lie foi chrétienne et pratique séculaire.

A coté de cela, vous trouvez des mormons, des luthériens , l’Église de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours (Mormons), des Témoins de Jéhovah et des Adventistes du Septième Jour.

Et puis malheureusement, la paupérisation avancée de la population, résultat de la déshérence de l’État ,la désagrégation du tissu social, de l’idéal et des valeurs issus du christianisme ont bien souvent estompés les repères  pour les fidèles, pressés par la nécessité de survie personnelle et familiale au quotidien. En conséquence, de multiples mouvements sectaires et néo chrétiens (Fifohazana, Jesosy Mamonjy, Pentecôtistes, Apokalyspsy : Eglise Apocalypse de Madagascar), profitant de cette situation, réussirent à émerger en se substituant aux structures traditionnelles étatiques et chrétiennes, car elles surent apporter des réponses concrètes aux besoins vitaux et matériels des fidèles. Cette émergence de sectes et néo-cultes est bien apparente lorsque je traverse les villes et villages environnants; prêcheurs, pasteurs très actifs dans les endroits de vie comme les marchés par exemple. Pas moins de quatre quêtes à chaque office. Ce qui permet à certains de vivre très bien.H2-cayenne

Vous ne trouverez que peu de cimetières sur l’île. En effet, souvent originaires de la « brousse » ou de provinces plus ou moins lointaines, leurs corps étaient, le plus souvent, et maintenant encore, ramenés dans leur région d’origine. Les premières inhumations dans un cimetière furent donc celles des Indiens et des premiers habitants étrangers, français ou autres. Il existe également des cimetières militairesenterrement-poilu-diego-suarez-470x301 et plus atypique le cimetières de Nosy-Boraha. Non loin des voies maritimes où transitaient des navires revenant des Indes les cales débordantes de richesses, pourvue de baies et de criques protégées des tempêtes et abondant en fruits et en eau douce, Sainte-Marie devint une base populaire pour les pirates au long cours du XVIIe au XVIIIe siècles. L’engouement pour ce havre était tel que les nations européennes commencèrent à se soucier de l’impact et du rôle commercial et géopolitique de cette zone qu’ils ne contrôlaient pas et offrirent l’amnistie aux pirates qui se repentiraient et retourneraient au pays. On trouve encore sur l’île de nombreux cimetières de forbans.800px-Pirate_Cemetery,_Ile_Sainte-Marie

En fait, pour les malgaches, le culte des morts étant très important, ils enterrent leurs proches dans des tombeaux qui de par leur taille, leur décoration montrent la richesse de la famille (les plus pauvres étant enterrés au mieux dans des fosses communes). Ils  sont installés sur les hauteurs environnantes des villages pour protéger les habitants. Les tombeaux sont érigés là où l’homme l’a choisi de son vivant, la construction débutant après sa mort. La coutume consiste à conserver les morts pendant un certain temps pouvant aller jusqu’à plusieurs semaines, le temps de la construction du tombeau, celle-ci pouvant être retardée entre autres pour des raisons financières.

Le dessus des tombes s’orne de cornes de zébus, leur nombre indique la quantité d’animaux abattus pour la cérémonie mortuaire, donc le degré de fortune ou de considération dont a joui le défunt durant sa vie.
IMGP1150A Madagascar, les tombeaux sont souvent trés somptueux. IMGP1196Les plus riches sépultures se trouvent souvent à proximité de la route principale pour pouvoir être admirées par les passants. Ils constituent également des « monuments » importants pour le sud de Madagascar et sont généralement entourés d’une aura de mystère caractéristique des croyances Malgaches vis-à-vis des ancêtres.tombeaux2Pour certains, ils sont plus beaux et plus richement décorés que les maisons d’habitation des vivants.tombeaux3Cet état de fait prouve bien que les Malgaches vouent un culte très particulier à leurs morts.tombeaux1 tombeauxIMGP1194Les plus curieux auront sûrement remarqué que sous le tombeaux se trouve une porte. Celle-ci pourra être descellée pour accéder aux morts.
Les Malgaches pratiquent le Culte des Morts, peu importe leur Religion ou leur Ethnie.
Sur les hautes terres (là où je me trouve), des cérémonies appelées Famadihana ou « Retournement des Morts » permettent de nouer un lien physique avec les Disparus :famadihana-tombeau-chambres-voyageur-madagascar
Le Mort devient alors l’intermédiaire entre les Vivants et l’Au-delà.madagascar-138
D’une durée de deux jours, cette cérémonie funéraire a pour objectif d’honorer, tous les cinq à dix ans environ, les ancêtres disparus. Ainsi, les descendants achètent du linceul pour recouvrir les corps de leurs défunts.madagascar-130Une fois les corps sortis du tombeau, les descendants les recouvrent d’un nouveau linceul.

D’une portée très symbolique, cette cérémonie à la fois émouvante et joyeuse génère une activité à la fois économique et culturelle dans le village où se tient l’événement :fete marchés, danses et chants effectués par des artistes ambulants traditionnels, appelés les « piragasy »…

Proverbe Malgache : « Les morts ne sont vraiment morts que lorsque les vivants les ont oubliés. »

Je ne vous parlerais pas cette fois-ci de sorcellerie, circoncision,  fady, ody et sampy. Je n’y ai pas goûté, heureusement pour moi!!!20140206_084439Sachez quand même que pointer son doigt sur quelque chose ou quelqu’un est un tabou, un interdit. Et puis résumons quand même le tanguin. C’est simplement le « jugement de dieu ». Le principe est simple aussi : on administre à l’accusé un poison, s’il en réchappe c’est qu’il est innocent sinon….

Quelques proverbes pour terminer : proverbes

Et la question du jour. Qu’ai bien pu faire pour passer ma soirée de ce dimanche?012914230712

Qu’est-ce que le Z.O.B.? Le P.E.Z.?

Les français ont la vache, les malgaches le zébu.mada12_gd Ici c’est l’animal incontournable. A cause de ces grandes cornes bien sûr -qu’il faut éviter de croiser- mais surtout qu’il fait partie de la vie ici. Il est avec le riz et l’arbre du voyageur un autre emblème de Madagascar.20140112_133745En brousse, il est présent partout. Dans la ferme, dans les rizières, pour labourer, pour nourrir toute la famille…IMGP1262Il a même son propre abri dans les fermes.IMGP0930En ville, on les voit tirant des charrettes énormes IMGP0833 Tuléar 05.2004 011.. et bien entendu dans nos assiettes et à toutes les sauces. Dans la soupe, en zébu Rossini (oui, vous savez avez du foie gras par dessus) , en boulettes, en hamburger … . Il y a plus de zébus que d’êtres humains à Madagascar. C’est à l’origine un animal venue d’Asie et c’est ici un symbole de richesse et de puissance.

Revenons à notre Z.O.B.!! En fait, c’est le « Zébu Overseas Board ». 20140126_183958C’est une entreprise qui vous invite à investir dans un Zébu ou autre animal d’élevage à Madagascar. Ce Zébu sera cédé en location-vente à une famille qui pourra l’utiliser pour produire du lait, labourer sa terre, engendrer des veaux ou tirer une charrette et produire du fumier naturel.

Pourquoi soutenir l’élevage de zébus?

La vie rurale des hauts plateaux de Madagascar est principalement axée sur la culture du riz. C’est l’alimentation de base des familles et leur sécurité alimentaire dépend du succès de la récolte. Malheureusement, les rendements sont faibles, les terres s’épuisent, et les familles font généralement face à plusieurs mois de soudure (c’est à dire qu’il n’y a pas de récolte de riz et ils cultivent bien souvent du manioc) au cours desquels elles doivent trouver de l’argent pour acheter un complément de riz.
Dans ce contexte, la possession d’un zébu offre plusieurs avantages aux familles. Tout d’abord, cela leur permet de constituer une épargne sur pattes qui se multiplie à faibles frais car la femelle zébu donnera un petit par an, sans avoir recours à de l’alimentation industrielle coûteuse. Certaines familles consommeront ou commercialiseront même le lait de leur zébu. Ensuite, le fumier obtenu avec les bouses est utilisé comme engrais biologique et gratuit dans les rizières. Cela permet d’augmenter les rendements mais aussi d’améliorer la qualité de ces sol soumis à l’érosion.
Par ailleurs, la possession d’un zébu permet aux familles d’accroître leur statut social, c’est à dire d’être reconnu par la communauté et d’avoir le droit de prendre part aux discussions.

Comment inverstir?20140207_093749
C’est simple … Vous payez 300 euros pour un zébu et votre investissement vous donne droit à l’ouverture d’un P.E.Z (Plan Epargne Zébu ou Zolidarité). Vous serez le propriétaire de la bête et non pas son parrain !

Le paysan, au terme de deux ou trois années de remboursements mensuels, deviendra à son tour le propriétaire de l’animal. Votre capital sera alors réinvesti dans d’autres projets de développement agricole à Madagascar, sauf si vous souhaitez un remboursement en Ariary, la monnaie Malgache, avec intérêts, en vous rendant personnellement au siège social du Z.O.B. muni de votre certificat de propriété original. Votre capital et intérêts seront disponibles pour remboursement après deux années, avec une limite de cinq ans à partir de la date de votre investissement.

Le Z.O.B cible son action en direction des paysans les plus démunis qui n’ont accès à aucune autre source institutionnelle de financement.

Je suis allé hier au Z.O.B. pour connaître avec précision (autant que cela est possible ici!!!) les conditions d’obtention et les risques potentiels. Ma réflexion en sortant de là :

Se faire du P.E.Z. avec le Z.O.B., tout un programme mais … ma réputation ne va t-elle pas en pâtir!!IMGP0924

Three Horses Beer : vous connaissez ???

Je vous relate aujourd’hui ma visite de l’usine d’un des plus gros employeurs d’Antsirabé après les cotonnières.

Cette société, une institution à Madagascar pourtant!! Si je vous dis STAR? C’est, en fait, la brasserie qui a le monopole sur le marché malgache et est très bien implantée sur tout l’Océan Indien :  http://www.star-thb.com/index.php.

1958: le début de l’histoire :20140124_172933Ne vous méprenez pas sur cette article, je ne fais pas de la publicité pour des produits alcoolisés mais j’ai eu la chance de rencontrer un des cadres de la société qui nous a fait une visite privée de l’usine. Merci donc à Denis.Vue2IMGP0953 IMGP0954

Visite de deux heures qui nous a permis de découvrir une usine ultra-moderne (ce qui dénote dans ce pays) et, qui plus est, est  en pleine expansion.20140124_161007 20140124_161607

Pensez : une capacité actuelle de plus de 960 000 Hectolitres par an pour environ 160 millions de bouteilles….. Des 25cl, 33cl, 50cl, 65cl et quelques canettes. Le reste en fut.
ET tout cela pour environ 20 millions d’habitants.

20140124_180112Notre visite suit la logique de fabrication des bières ; je dis des car il y a trois lignes de brassage.20140124_161856Un petit passage par le stock des matières premières. Le fournisseur du Malt est juste en face de la brasserie et s’appelle Malto… Original , non?20140124_162916

Puis la fermentation20140124_161801La filtration, machine très complexe et pilotée par une série d’écrans de contrôles20140124_16244020140124_162320Puis les cuves de décantation20140124_163036Enfin l’endroit le plus bruyant : embouteillage. Ici on sort les bouteilles consignées des caisses .20140124_165951Puis on lave les bouteilles,20140124_165923Et là, la « mise en bière », si je puis dire, est effectuée ;20140124_170201 20140124_170232 20140124_170044 Et au final, des caisses …. et des caisses pleines et prêtes à alimenter le marché local 20140124_170611 20140124_170651Ah oui, le caisses, elles sont recyclées et fabriquées sur place grâce à des boules de plastiques et à une machine qui fabrique les nouvelles caisses.20140124_170902

… à base de polyéthylène haute densité avec une capacité de production est de 1400 caisses par jour. 20140124_170909Un petit point sur l’écologie

96% des produits, fluides, déchets … sont réutilisés. La plus grande station d’épuration de l’Océan Indien est d’ailleurs sur ce site et sera agrandie pour accueillir un bassin supplémentaire de filtration.

Ici c’est l’eau qui est traitée …20140124_171530Et là le CO2.20140124_164542

Et à la fin de 2 heures de visite, la cerise sur le gâteau … le droit à la dégustation avec le directeur de l’usine d’Antsirabé. Moi vu mon état, j’ai opté pour le Coca Cola car l’usine produit également ce breuvage tout comme de l’eau gazeuse.20140124_172643 Là c’est l’endroit où est testée la qualité des bières (vue, odorat et goût) … une des missions de notre guide.

En quelques chiffres … la brasserie d’Antsirabé c’est environ 280 personnes qui y sont employées.

Tsar, c’est une société avec un capital détenu à 70% par une holding suisse et 30% le gouvernement malgache.

Pour finir une information, qui m’a, pour ma part,  beaucoup étonnée malgré que cela soit largement visible quand on déambule dans les rues :

plus de 80% de la population malgache a moins de 18 ans.

Faites le calcul en prenant en compte le nombre d’hectolitres produits, un tourisme en berne et un peu moins de 20 000 expatriés français.

Pour les nostalgiques des vieilles mécaniques et des moyens de transport typiques…

… VOIRE ATYPIQUES.

Comme vous avez pu le constater, la rédaction d’articles se fait plus rare. En cause, quelques petits ennuis de santé et puis, comme me le rappelaient certain(e)s, je ne suis pas en vacances à Madagascar. Donc mes différents accompagnements/formations au quotidien ont commencé à prendre une part importante de mon temps . Et pour le coup, beaucoup moins de choses intéressantes à vous faire partager. Je pense que vous parler de Windows, de masquage de SSID WIFI, de mise en réseau d’ordinateurs et de macros Excel vous captivera au plus au point!!!16004953-emoticone-epuiseDonc j’ai décidé aujourd’hui de réveiller vos souvenirs en vous proposant des images de moyens de locomotion que nous avons connu dans un autre temps  et dans d’autres lieux. « Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre, celui où les jeunes roulaient en 2 CV. » Certains ont vu leurs caractéristiques changées, d’autres aux dires de leur propriétaire, sont d’origine. Mais, je vous l’accorde, certains sont très fatigués.

J’en profite pour remercier mon cousin Lionel pour certaines des photos qu’il a pris lors de sa venue sur l’île rouge… c’est en ULM, s’il vous plaît, qu’il a effectué la traversée entre La Réunion et Madagascar… une première pour un aéronef sustenté par une voilure fixe et ne dépassant pas les 450 kgs. Donc merci à lui. IMGP0745A_TANA_005 ANTANANARIVO_024 20140113_165946 IMGP0986 MAHAJUNGA_1203_001 MAHAJUNGA_1203_005 MAHAJUNGA_1203_011Mig 21 003

Et puis, je terminerai par quelques photos de véhicules plus typiques de la région. Vous avez déjà pu en voir lors des articles précédents.IMGP1365 DSC_2845 Tuléar 05.2004 011 IMGP0800 IMGP0833 20140113_164348 20140118_143303 Tuléar 07.2003 001 CHEVRE_MALGACHE EMBARCATION_2 ANTANANARIVO_005 ANTANANARIVO_006 Tuléar 05.2004 010 Tuléar 05.2004 006 DSC_2838 20140113_163322

Circuit touristique dans Antsirabé

Je vous livre une journée de vadrouille dans la ville d’Antsirabé, le but étant de caler le trajet, les haltes (hotel, resto, …) , les sites à visiter et le profil nécessaire (touriste, marcheurs, aventuriers…..)  et de définir les circuits qui seront proposés sur le futur site internet que je dois développer dans les semaines à venir. Site internet de l’agence de voyage solidaire.

Ce premier galop d’essai consistait à définir une boucle permettant de visiter des artisans et d’admirer des lieux particuliers.

Dans l’ordre :

Départ de la maison de expatriés (c’est là que je dors) , visite des mères brodeuses qui sont hébergées par l’association au rez de chaussée de notre maison.IMGP1303 IMGP1304 IMGP1305 IMGP1307 IMGP1309Après quelques échanges avec les brodeuses, il serait possible de faire participer les touristes avec elles pour confectionner des nappes, mouchoirs ou autres. Cours d’une 1/2 journée ou sur la journée. Je profite de les voir pour leurs laisser un tee-shirt pour que ces dames me brodent des dessins typiques malgaches. Je n’hésiterais pas à vous montrer le résultat.

J’enfourche mon vélo et direction un site que vous connaissais déjà (cf Mada 3), le travail du papier Antemoro et le tissage de la soie. L’idée aujourd’hui était, comme pour les brodeuses, de faire participer les touristes dans les différentes étapes de la confection. on s’entend sur une prestation d’une 1/2 journée. Petit détail important cette prestation s’effectuera le matin, car l’après-midi in pleut et comme les feuilles de papier sèchent au soleil…IMGP1315 IMGP1317 IMGP1318 IMGP1319 IMGP1323 IMGP1328

Petit passage derrière la gare (au fait, il n’y a que rarement, voire très rarement, un train de marchandise qui passe. Et aucun train de voyageurs!!) IMGP1332pour arriver chez les lapidaires/tailleurs de pierre. Un travail de précision avec des angles au ° près. IMGP1333 IMGP1342 IMGP1343 IMGP1345 IMGP1348Et un résultat qui est un plaisir pour les yeux.IMGP1354 IMGP1359 IMGP1362 IMGP1363En sortant, je me rends vite compte que faire du vélo est un luxe par rapport à d’autres véhiculesIMGP1365Avant dernière étape, la confection de bonbon. Direction chez Marcel.IMGP1368 Là même chose, il sera possible de proposer aux personnes intéressées de  participer là la confection. Le principe est simple : IMGP1370

Du sucre, de l’eau et du charbon de bois, IMGP1372

Quelques pots de parfums,IMGP1377

Un tour de main pour malaxer la pâte avant qu’elle soit figée et la mélanger avec les parfumsIMGP1389

Passage de la pâte dans la machine qui donner la forme aux bonbonsIMGP1394

Simple tout comme le résultat d’ailleurs. IMGP1399

Vélo et direction le cercle militaire mixte où se concentrent les vendeurs de pierres et de bijous.IMGP1405 Une vraie épreuve car à chaque échoppe, on essaie de vous vendre tout et n’importe quoi, n’importe comment.IMGP1403

De fausses pierres ont même été vendues ici. Voir le guide du routard pour connaitre l’histoire.IMGP1404Nous voilà sur le chemin du retour. Un petit stop chez le seul chocolatier d’Antsirabe pour savoir si des visites peuvent être organisées. IMGP1409Malheureusement le lieu de production est à la capitale : Tananarive.

Maintenant il ne reste plus qu’à rédiger et puis après la future mise en place du site internet de mettre en ligne pour les futurs clients. Mais quelques problèmes intestinaux … mais au bout de quinze jours ici dans des conditions d’hygiène précaires , ça semblait imparable …. me rétrécissent mes jours mais surtout mes nuits. Un bon traitement et un WE de repos et ça devrait repartir de plus belle.

MADA 7

Une nouvelle semaine qui démarre avec un lundi passé au bureau à continuer mon combat solidaire et solitaire contre les virus, les « non » mises à jour, les récupérations de données et tutti quanti.

Une petite photo-boulot pour faire plaisir à ma soeur qui doute que je puisse trouver le temps de travailler …;20140120_092806Journée bien remplie avec un passage de l’éducateur des garçons qui ont aussi un problème de PC ….. et de téléviseur !!! A suivre quand je passerais les voir. Formation en perspective.20140116_123244Mardi, je démarre les périples sur l’île en vu de la création du site internet et plus particulièrement des fiches voyages et circuits autour d’Antsirabé.

Direction BETAFO. Située dans la région de Vakinankaratra  qui elle même est située dans la Province de Tananarive et dont Antsirabé est la capitale. Jusqu’à l’époque coloniale, Betafo était la capitale de cette région agricole. Mais voyons cela en image.

Première pour moi aujourd’hui car après l’expérience du pousse-pousse (que vous avez pu vivre avec moi en vidéo), je m’attaque à un monument ici : le taxi-brousse. Des vieux Mercedes ou Sprinter où la place est comptée (imaginez avec mes grande jambe !!! Après cela les voyages en avion charter deviennent un luxe) et où le challenge pour le chauffeur – ou plutôt le pilote – est de faire rentrer le maximum (hommes, femmes, enfants, animaux, sacs et paniers en tout genre) dans l’habitacle. Pour ce voyage de 25  kilomètres, je quitte la maison à 7h45. 8h15 départ de la gare routière du grand marché IMGP1080en 404 break où 12 personnes prennent place (enfin très peu de place car devant nous sommes 3 avec le pilote, 5 sur la banquette arrière et 4 sur la banquette dela partie break. IMGP1082Ah j’oubliais la galerie de toit chargée de bidon, sac et vélos.  Ça c’est le décor général . Moi je suis devant – vous savez la place du mort- mais en fait je partage ma place avec un monsieur d’un certain age qui se retrouve presque assis sur le levier de vitesse mais qui reçois, par contre, bel et bien des coups à chaque passage de la 3eme et la 4eme.IMGP1088 IMGP1087

Des arrêts fréquents ponctuent le voyage à travers -pour ne pas changer- les rizières.IMGP1089
Arrivée à Betafo à 9h15 à la gare routière – oui c’est la gare routière!! IMGP1109Mais là surprise, il est nécessaire de reprendre un « taxi-brousse » pour aller à nos premiers « sites à voir » qui sont un peu en dehors de la ville.
Donc rebelote et là c’est une camionnette avec des sièges approximatifs et aléatoires (on dirait plutôt des strapontins), on paye, on nous installe et là une heure d’attente.IMGP1111
Non pas qu’il y ait des horaires mais car le taxi ne part pas tant qu’il n’est pas plein. On est déjà 17 entassés!!
Les passagers ont un peu changé, ils sont plus « campagnards » dirons-nous et je deviens vite l’attraction dans ce véhicule, étant le seul vazaha. Les sourires deviennent de plus en plus légion et je me fais ami avec une petite fille pour laquelle je confectionne un petit avion en papier.IMGP1106
Çay est c’est parti. Les paysages changent et les parties volcaniques apparaissent. La déforestation et l’érosion font également leur travail.IMGP1091Cette fois-ci, c’est moi qui descend en premier pour arriver au lieu qui a fait la renommée de Betafo : ses thermes. Je vous laisse juge mais l’impression d’abandon est très forte. Les eaux chaudes sont bien là, une piscine extérieure qui est en cours de remplissage également mais …IMGP1120IMGP1144 IMGP1143 IMGP1118

Je continue le chemin au milieu d’écolier qui partent au lycée. Et arrive aux tombeaux des reines. J’emprunte à Wikipédia quelques explications historiques, ayant eu que quelques explications de guides.

« La commune de Betafo incarne à elle seule tout l’univers de la civilisation merina, l’ethnie dominante de Madagascar : de nombreux « vatohaly », stèles commémorant les prouesses des chefs, sont éparpillées entre les talus. Là, souffle ce que les poètes malgaches ont nommé la « mélancolie inspirée » des hautes terres. Aux alentours, des « famadihana » (« retournement des morts ») sont régulièrement organisés pour les ancêtres: les familles dansent, boivent et chantent en ré-enveloppant leurs aïeux, déterrés pour l’occasion, dans des draps de soie (« lamba »). Le monde spirituel malgache est saturé de tabous (« fady ») : les ancêtres, les animaux et les objets édictent des règles. L’au-delà n’est pas perçu comme un royaume inaccessible, il participe au monde des vivants. « Tsy maty ny maty » (« les morts ne sont pas morts ») dit un proverbe. » (cf http://fr.wikipedia.org/wiki/Betafo)

Retour à pied au centre ville (45mn) sous un soleil éclatant – mais où est mon chapeau!!) pour visiter, dans un premier temps, la cathédrale.IMGP1098

Pour info, la première église luthérienne fut construit  par les missionnaires norvégien, qui aimaient le climat des hauts plateaux.

Pause déjeuner au seul restaurant de Betafo où une charmante dame de 80 ans, parlant très bien français nous démarche dans la rue, nous installe et nous prépare le repas. Crudités (les premières que je mange ici – elle me dit qu’on est pas malade chez elle – dont carottes, salade et avocat) puis steak de zébu, riz et bouillon de poulet. Mais mon coté « gestion de risques » reprend le dessus et ce sera accompagné – désolé Pascal – par une grande bouteille de coca.IMGP1177 IMGP1176 IMGP1181Pendant le repas, elle me raconte sa vie et son époque rallye avec son mari en 204 coupé.IMGP1178Pour finir, je lui promets de faire de la publicité pour son restaurant -que je recommande- sur internet. Chose promise, chose due.20140122_121107

Puis direction, le lac  que l’on surplombe maintenant, les rizières en étages pour arriver à notre but ultime de la journée.IMGP1188IMGP1197 IMGP1209 IMGP1210Avant de vous le dévoiler, un petit clin d’œil à ma Mumu qui adore ce qui suit. Petite frayeur en perspective.IMGP1215 IMGP1255Des araignées énormes qui vivent en communauté, qui construire des toiles sur de plusieurs couches pouvant ainsi attrapé même de petits oiseaux. Les enfants les mangent grillées sur le feu.

Nous y voilà, la cascade de Betafo. Un lieu magique, calme et avec une eau qui est loin d’attirer les nageurs!! Du fait de sa couleur rouge et boueuse.IMGP1219 IMGP1249IMGP1228Le temps se couvre et il est l’heure de se  rechausser afin de regagner le village.IMGP1278Au détour des chemins , des rencontres intéressantes comme des batteurs de riz quelque peu mécanisés avec un appareil à pieds.IMGP1265 IMGP1264IMGP1170 IMGP1174Et puis retour au centre ville après une escapade de trois heures dans un environnement grandiose.IMGP1268 IMGP1283Un taxi -brousse pour le retour; au loin à l’ouest une forte pluie  sur le montagne mais ici on reste au sec (Heureusement car les vitres ne ferment pas!!). Arrivée à Antsirabé c’est la fin d’après midi, il est 17h30 – encore une petite heure de jour – et je passe devant un des constructeurs de pousse-pousse. Je demande, de manière plus gestuelle que verbale, si je peux entrer.IMGP1288 IMGP1293 IMGP1294 IMGP1295 IMGP1297 IMGP1298La nuit tombe, je rentre bien transpirant mais bien ressourcé. J’entends la douche qui m’appelle!

MADA 6

Vendredi studieux : état des lieux du parc informatique et définition des priorités. En quelques mots :

  • nettoyer, déverminer et récupérer => faire du « neuf » (tout est relatif ici!!) avec du vieux
  • sécuriser l’accès à l’information et sa sauvegarde
  • développer un site internet pour l’agence de voyage solidaire locale.

Un bon programme en perspective.

Samedi, remplissage du « frigo » et retour maison avec le plus populaire des moyens de transport local : Accompagnez-moi

Puis petite balade à vélo sur Antsirabé. Remarquez l’échafaudage et les dalles de béton! Du grand art!20140118_104313La mosquée Hassan II vu du toit de chez Billy, mon annexe. Nuageux comme vous pouvez le constater. C’est le temps que l’on a ici en début d’après-midi qui augure de belles averses qui sont aussi violentes que soudaines.20140118_142210Un tout petit point historique : le 2 mars 1956, le gouvernement Français s’était engagé à rompre le traité de Fès et à accorder la pleine souveraineté au Maroc. Le souverain Mohammed V pouvait, après un long exil à Antsirabé (Madagascar), regagner enfin son pays. Et cette mosquée fait suite à ce séjour du souverain.

Ancien résidence coloniale devenue centre social, maison de retraite, … IMGP0947ET puis la fameuse :  la brasserie STAR d’Antsirabé, la plus ancienne industrie de boissons créée à Madagascar. C’est un brasseur hollandais qui élabore différentes recettes de bière et les fait tester dans chaque région de Madagascar et qui lui donne le nom de THB : Three Horses Beer.thb pilsener

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Très agréable malgré l’état des routes, des chemins … et les conduites qui paraissent plus qu’aléatoires. Je dis « qui paraissent » car ,en fait, il n’y a que très peu d’accident. A vrai dire je n’en ai pas vu à contrario des pannes mécaniques.IMGP0997

Et puis dimanche , quand on partait de bon matin, quand on partait sur les chemins
A bicyclette, Nous étions deux bons copains, Y avait Sam y avait Philippe, mais Y avait pas Paulette!!!IMGP0957

Besoin d’air et donc direction la brousse. Le but étant d’aller voir le Lac Andraikiba. Et voilà ce que notre périple nous a amené à croiser :IMGP0948

Des rizières.IMGP0964

Des souriresIMGP0962 IMGP0966 IMGP0969 IMGP0970 IMGP1010

Et la fameuse boucherie … une vraie boucherie!!IMGP0990

Enfin nous voilà arrivés à notre destination. Le lac Andraikiba était autrefois le refuge préféré de la reine Ranavalona II. La légende locale raconte qu’il est hanté par l’esprit d’une jeune fille enceinte qui s’était noyée dedans et aujourd’hui, on peut la voir à l’aube, se reposant sur un rocher. IMGP1026

Malgré les eaux usées et les égouts, les gens se rassemblent au lac Andraikiba pour une promenade autour de ses rives ou aussi pour un bain.IMGP1032Et puis il puise l’eau pour la ville. Un vrai circuit fermé!

Les nuages se font de plus en plus présents et le rythme cycliste est alors plus sportif.IMGP1059Par chance, nous avons juste le temps d’arriver au marché de la ville où nous pouvons nous mettre à l’abri.IMGP1073

Mada 5

Aujourd’hui journée consacrée aux enfants. Entretien avec le directeur de l’école primaire publique Sabotsy Ivory, un des quartiers de Antsirabe, qui en compte 22. Sabotsy Ivory a une population d’environ 20 000 âmes et deux écoles publiques.20140116_103012 20140116_103218Cette école est la plus grande et la plus anciennes (1948) et est située dans un quartier très populaire de la ville. Les enfants sont issus de milieux défavorisés dont les parents ont des emplois très précaires.  Il y a 25 classes de 60 élèves qui se répartissent sur deux demi-journées. 20140116_110138 20140116_110238Cours le matin pour une moitié de 7h15 à 12h15 et la seconde moitié de 12h30 à 17h30. Le nombre de salles de classe ne permettant pas d’accueillir l’ensemble. Les cours sont donnés en malgache ou en français.20140116_111151 20140116_111653Les moyens sont plus que limités. Peu voire aucune fourniture scolaire, des livres pour que les enseignantes puissent  effectuer leurs classes. Pour bien comprendre, l’école n’a plus d’électricité depuis plusieurs mois car en défaut de paiement. A vrai dire, c’est la commune qui n’a pas payé son dû. Les salles sont relativement grandes mais le mobilier en piteux état. 20140116_11121620140116_111821J’étais en compagnie de deux responsables d’une école d’ingénieur d’Anglet qui ont pour projet de construire pour cette école de quelques 1500 élèves, un bâtiment composé de 6 classes supplémentaires en veillant à ce qu’il soit anticyclonique. La surface de cette nouvelle partie sera d’environ 300 m2 et elle sera fabriquée par une cinquantaine d’ingénieur de l’ISABTP. Les travaux doivent démarrer dès la fin du mois prochain.

D’ici là et à partir de lundi prochain, notre association Grandir ailleurs apportera  une collation à 10h aux enfants du matin. Pain et banane.

Première expérience en tuk-tuk, le Vespa malgache 20140116_122804pour rejoindre la maisons de fille (je vous rappelle, l’association subventionne et encadre deux centres d’encadrement, hébergement de jeunes filles et garcons pour lesquels l’association est le représentant légal) pour un déjeuner en leur compagnie. Le midi garcons et filles déjeunent au même endroit c’est à dire à la maison des garçons.20140116_123243

Puis court crochet par le centre des filles qui étaient pour la plupart à l’école. 7 filles sont actuellement accompagnées.20140116_133135 20140116_133749Malgré que le puits soit profond, je me rends compte ici que l’on peut  en voir le fond … le sourire des enfants en est la preuve.20140116_134611